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| Chowrasta (environ 1897) |
L'époque de l'Empire
Britannique en Inde. Au fil des ans il est facile de se souvenir du temps du Raj, époque
de l'Empire Britannique en Inde inlassablement relatée
à travers les films et les livres. À la différence
d'autres régimes impériaux révolus relégués
aux confins de l'histoire, l'Empire Britannique en Inde continue
de faire sensation grâce à son éternel romantisme
mystique et ses excès actuellement largement oubliés
et pardonnés. La "Foudre", tels que les premiers
visiteurs britanniques appelaient Dorje-Ling, appartenait auparavant
à Sikkim. Dorje-Ling fut développé comme station
de montagne par l'Empire Britannique en Inde. Le nom d'origine
Sikkimoise Dorje-Ling a été anglicisé pour
devenir Darjeeling. Etablir une station de montagne à Darjeeling
s'est révélé une tâche très
difficile contrairement aux prévisions, la raison principale
étant le manque d'infrastructures. La création
de la place du marché fut donc une priorité pour le
développement de la ville, offrant ainsi la possibilité
d'y installer des commerces. |
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Réception civique pour
le Gouverneur du Bengale,
Darjeeling 1937 |
A l'époque de l'Empire
Britannique en Inde, les voyageurs européens qui parcouraient
le marché du Dimanche de Darjeeling étaient étonnés
par la diversité des peuples qu'ils y rencontraient.
Lepchas, Népalais, Tibétains, Sherpas, Bhoutanais,
Sikkimois, de temps à autres quelques "hommes des plaines",
personnages originaires de lointains horizons semblant tout droit
sortis du temps jadis! La Place du Marché, utilisée
occasionnellement autrefois durant la semaine comme lieu de parade
des régiments Britanniques tels que le "Black Watch",
est maintenant devenue un bazar à l'année.
Cependant, les ombres du passé peuvent réapparaître
et, comme par magie, nous faire apercevoir un détachement
du Bengale du Nord, fusil en main, trottant à l'heure de midi en arborant
leurs épées étincelantes et servant d'escorte
au Comte de Lytton et sa suite. Sur la place du Marché les
personnes éminentes de la ville attendent pour donner à
sa souveraineté, le Gouverneur du Bengale et Vice-Roi des
Indes, une réception civique. C'est ainsi qu'à
travers les années, les Gouverneurs du Bengale, Vice-roi
des Indes ainsi que les membres de la royauté étaient
exhibés en grand apparat, sur la place du Marché,
comme symboles immuables de l'autorité impériale. |
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| Les Courses de Lebong, Darjeeling 1913
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En tant que station climatique et de
villégiature de l'Empire Britannique en Inde, à l'époque
où Calcutta était connue comme "la seconde ville de
l'Empire Britannique", Darjeeling accueillait une population européenne
permanente constituée de missionnaires originaires de différentes
communautés: Anglicans, Méthodistes, Unitariens, Catholiques
Romans ainsi que des Baptistes. Chose étonnante, une mission
Finlandaise s'y était aussi installée, sans doute
pour apporter une consolation spirituelle à celles et ceux
qui ne l'avait pas encore trouvée autre part. Plus insolite
encore, un rabbin y vécu entre les années 1930 et
1940, suivant les traces de la vocation de son père, rabbin
lui-même. Homme honnête et droit, sportif de nature,
la peau pâle, des yeux marrons sympathiques, de beaux cheveux
noirs ondulés couronnant un visage élégant
et bien taillé, il ne fut pas exactement "submergé"
par sa fonction religieuse. Il louait ses |
services en tant que jockey pendant la saison des
courses hippiques à Darjeeling, filant à pleine allure
sur les pistes de Lebong, terrain de course "le plus haut
et le plus tortueux" du monde, ainsi rebaptisé par
les parieurs peu aimables. Que de souvenirs...
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| Ces courses ont disparu dans un soupir,
alors que la période de l'Empire Britannique a fini en beauté,
avec faste! Souvenons-nous des thés dansants et des séances
de patinage au Gymkhana Club; les garden-party à
Government House; les déjeuners au Pavillon durant
les matches de cricket d'Edinburgh Shield; ainsi que les anciennes
chansons d'amour chantonnées dans la salle de musique "Daisie".
Des enseignants Britanniques, Irlandais, Américains et Belges
ont dirigé d'excellentes écoles anglophones
qui existent toujours actuellement. Ces établissements, tel
que Mt. Hermon, North Point, St. Paul's, Victoria, Goethals,
Dow Hill, St. Helens, et le Couvent de Loreto, construits à
la fin du 19ième siècle ou au début du 20ième
siècle, faisaient partie des institutions d'élites
de l'Empire Britannique.
Darjeeling se trouvait au centre des relations commerciales Indo-
Tibétaines entre Calcutta et Lhassa à la période
où l'économie était prospère entre
les deux pays. A cette époque, de nombreuses possibilités
de commerce s'offraient aux Européens : planteurs de
thé Britanniques, merciers, tailleurs, gérants de
magasins, agents commerciaux, négociants et distributeurs,
esthéticiens et libraires. Nous pouvons également
ajouter à cette liste non exhaustive, les cordonniers tchèques,
les confiseurs autrichiens et italiens, les ingénieurs automobiles
français ainsi que les dentistes américains. Santé
et |
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Sir John Anderson
(Vicomte Waverley),
Gouverneur du Bengale, Darjeeling 1937 |
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bien-être n'étaient certes pas
négligés: des médecins et chirurgiens britanniques
s'étaient établis, ajoutant à leur nom
des initiales importantes telles que FRCS et FRCOG. On trouvait
des entrepreneurs de pompes funèbres britanniques, ainsi
que des infirmiers diplômés des Collèges Royaux.
De prestigieux cabinets d'avocats et de comptables s'étaient
établis, dirigées par des personnes réputées
comme George Wrangham Hardy et Peregrine Turnbull. Le Préfet
de police du district encourageait cette présence européenne
au titre de membre actif de la fonction publique Indienne, militaire
et officiers de police, juges et magistrats.
Darjeeling était en fait le point de départ des ascensions
himalayennes de haute altitude, le Tibet et Sikkim étant
la porte d'accès aux grands sommets himalayens tels
que le Mont Everest et le Mont Kanchenjunga. Les expéditions
européennes se rassemblaient à Darjeeling pour s'approvisionner
et recruter les guides Sherpas, ainsi que les porteurs, avant de
commencer leur long voyage vers le camp de base. C'est de
Darjeeling que la tristement célèbre expédition
britannique de l'Everest est partie en 1924, expédition
au cours de laquelle G. L. Mallory et A. C. Irvine ont perdu la
vie. Ils reposent à tout jamais du côté de la
face nord du Mont Everest.
Auteur: Fogg
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| "Le lieu du coup de tonnerre" |
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L'origine du Nom
Darjeeling, nom de la célèbre station de montagne…comme
on l'appelle communément, aurait pour origine Dorjé-ling,
" Le lieu du coup de tonnerre", nom donné au
monastère surplombant avec prestance la nouvelle ville, actuellement
connue sous le nom de Colline de l'Observatoire.
Pour des raisons de précision historique, il me semble devoir
ajouter, que cette explication communément acceptée,
est incorrecte. Il existe une autre version peu connue mais qui
semble être la plus vraisemblable. Celle-ci attribue, la première
moitié du nom de Darjeeling, au nom d'un lama, Dorjé-rinzing,
fondateur du monastère qui se dressait fièrement autrefois
sur la Colline de l'Observatoire.
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Cet endroit de Pèlerinage fut par la suite
déménagé au Bhutia Basti, où il se trouve
toujours, l'emplacement original ayant conservé le
nom de "Lieu du lama Dorjé ".
Auteur: COMTE DE RONALDSHAY
P.C., G.C.S.I., G.C.I.E.
Président de la Société Géographique
Royale |
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| La Colline de l'Observatoire
Depuis la nuit des temps, certaines montagnes sont l'objet
d'admiration et de vénération. Les sommets majestueux
de l'Himalaya, en particulier, ont toujours été
considérés comme symbole de puissance, de pureté
et de sérénité. Lorsque les éclairs
frappent les sommets des montagnes et que l'on entend le grondement
impressionnant du tonnerre au loin, il est facile d'imaginer
que les Anciens considéraient la chaîne de l'Himalaya
comme la réserve où l'énergie cosmique
s'accumulait, l'endroit où habitaient les dieux.
Un orage s'efface laissant place à un ciel himalayen
limpide. L'atmosphère est chargée d'électricité,
transmettant une stimulation, une sensation incroyable de sérénité,
les esprits s'envolent, chacun prend conscience de son potentiel
encore inexploité.
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| La Colline de l'Observatoire
(Environ. 1885) |
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Les pèlerins ont tracé leur chemin sur les flancs
de l'Himalaya depuis plus de deux mille ans, dans l'espoir
d'approcher le Divin. Ces pèlerinages, tranquilles
et sereins, loin du tumulte et des soucis de la vie quotidienne,
rendent possibles une certaine introspection, un état contemplatif.
Le but : une meilleure connaissance de soi, une paix intérieure,
une certaine joie. Un jour d'été, aux environs
de 1750, Lama Dorji Rinzing, accompagné de quelques moines,
quitte l'ouest de Sikkim, en quête d'une recherche
spirituelle. Ils traversent l'étouffante Rivière
Teesta, et s'arrêtent pour passer la nuit au bord de
la rivière Bleue Rangeet, plus rafraîchissante. Ils
reprennent leur ascension le lendemain matin à travers de
magnifiques forêts vierges de rhododendrons, de magnolias
et de chênes. La nuit suivante, ils se reposent sur une pente
enveloppée de brouillard, pour repartir dès l'aube.
Quelques heures plus tard, ils atteignent le sommet d'une
crête qui leur offre un panorama absolument magnifique du
Mont Kanchenjunga, montagne sacrée de Sikkim, ainsi que d'une
douzaine de sommets enneigés s'étirant sur l'horizon,
côté nord.
Au delà de la crête se trouve une colline qui, un
siècle plus tard, portera le nom de "Colline de l'Observatoire".
Alors que le lama et son groupe poursuivent leur ascension, ils
se sentent soudain comme vivifiés, revigorés. Une
puissante énergie semble rayonner de la colline. A ce moment,
ils ont la conviction que cet endroit est sacré, leur pèlerinage
ainsi parvenu à son terme. Un monastère a été
érigé à cet endroit par leurs soins. Aujourd'hui,
la Colline de l'Observatoire est un lieu de vénération
pour les Bouddhistes et les Hindous.
Auteur: Fogg |
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